Ben cute.

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Ce matin je me suis levé plein de bonne volonté. À six heures dix, le réveille démarre une musique de chambre exprès pour la mienne. La musique de ma chambre, dans mon matin remplit de ma bonne volonté. C’est tu cute.

J’ai laissé rouler la musique dix minutes. Le temps de me rouler en bas du litt. Même pas de snooze à matin. Deboute, net fret sec. M’habille, déjeune pas, brosse les dents pis pars. Trente minutes à l’avance: Je prend le transport en commun ce matin! J’aime ma planète! C’est tu cute.

Faut préciser que je choisi toujours les joies du trafic seul en auto sur le pont. C’est donc un évènement pour moi de prendre l’autobus. Facke je sors de chez nous et… vois la 73 me passer dans face. Bah! Y reste toujours la 170… qui pars à l’instant. Shit. On va rejoindre Jacques-Cartier, question de pogner le premier bus qui passe. C’est la 73. Sourire au chauffeur, yes! Y me reste des billets sur ma carte à puce presque neuve. Je peux garder mon 3$ et me payer un copieux déjeuner au McCafé. Une femme s’assoit à côté de moi… S’asseoir est un peu léger comme verbe. Disons, s’écrase à côté/sur moi. J’avais oublié la proximité des transports en commun. Ça ne me manquait pas à la réflexion. Elle fait un bruit bizarre en buvant son Yogactive aux fraises. Je ne saurais le décrire; c’était à mi-chemin entre le fusil laser et un hoquet d’oiseau exotique. Ça vous donne une idée. Toujours est-il qu’une vieille dame fini par réussir à se rendre à ma hauteur avec son mari. Je suis assis, eux debout. Flashback: entendu.ca -> les milles histoires où les gens chialent que les jeunes ne laissent pas leur place. Qu’à cela ne tienne, je ferai preuve de savoir-vivre! Ça et les yeux qu’elle me lançait; parce qu’à l’âge qu’elle avait, elle pouvait clairement me lancer littéralement ses yeux. Des grosses bouches au duvet blond sur la portion supérieure m’injuriaient au travers de ses pupilles. Elles me disaient:

-TASSE TOÉ FAUT J’M'ASSISE!

M’assois madame. “Il faut que je m’assois” serait la façon correcte de le dire. Je lui propose cordialement mon siège qu’elle refuse candidement, trop orgueilleuse pour prendre ma place. Il FALLAIT qu’elle retraverse la cohue pour aller s’asseoir tout à l’avant sans son mari qui m’a lancé un regard de “fait pas attention”. Tant pis. Je reste assis et observe mes voisins quand je croise le regard d’une madame qui a vue la scène et qui se dit clairement: “c’est tu cute.”

Terminus, McCafé.

-Un bagel avec un café S.V.P.

-Fr-Fromage à la crème?

-Oui oui, S.T.P.

-Pis d’la mar… Voulez-vous d’la maraga… d’la margarine?

-Du beurre? Oui Stp.

-Ça va faire 2,76* (lui tends l’argent, reçois la monnaie) Voilà votre bagel.

-Merci. (un temps) Mon café ?

-Oh. J’ai oublié de vous le ch-charger. J’vais vous rembourser vot’e bagel pour que vous ayez vot’e r-rabais.

Zigonage de caissier. La chef de quart s’en même. C’est long. J’veux mon café. Ça l’air compliqué commander un bagel/café par ici… C’est long… J’peux-tu y aller? Gros beep agressant de la caisse qui semble dire: “YO QU’EST-CE TU FAIS!?” C’est long… “Ça va faire 3,49*”. Ugh, ils osent me le charger. Kin crisse. Merci.

J’arrive en même temps qu’une femme dans la trentaine au bar à lait/crème/sucre/capuchons/boutes-en-plastique-pour-mélanger. Nos gestes sont identiques et coordonnés. Elle crème, moi lait. Remplissage terminé en même temps. Elle tend la main vers la droite, se prend un boute-en-plastique-pour-mélanger; je tend la main vers la gauche, me prend un, non deux capuchons. (Woyons niésage de deux capuchons caves.) Elle tend la main vers la gauche pour prendre un capuchon; je tends la main vers la droite prend un boute-en-plastique-pour-mélanger et lui met un des deux capuchons dans la main au passage. Instant de surprise, sourire, complicité matinale: Synchronisme parfait. C’est tu cute.

Escaliers, métro, escaliers, métro, le monde pue, escaliers, dehors. Grande inspiration; c’est frais, ça sent bon. C’est pas si pire Montréal. Je vois l’autobus qui prend Rosemont direction Est à veille de partir. Pas trois autobus de suite certain colasse! Course, café encore bouillant sur les mains, passe les portes in extremis, correspondance acceptée. Chill! J’peux lire tranquillos. Matthieu, avec deux t, Simard influence mon style d’écriture. Une (un? Un.) Un arrêt; du coin de l’oeil, des bottes mocassins funky. Réaction vive, je fixe carrément  les bottes que je trouve beaucoup trop cool et monte directement aux yeux de la fille qui est dedans. Contact. Long contact silencieux. Elle s’assoit avec son amie à deux bancs de moi. Nos yeux restent à se fixer pendant une éternité. Elle semble surprise, presque mal à l’aise. Je replonge dans les échecs amoureux et autres niaiseries d’un inconnu qui, me semble-t-il, le devient de moins en moins. Lire sur l’amour après un contact visuel comme ça, s’en est presque poétique. C’est tu cute.

Café, lecture, Van Horne, vagabondages, … Van Horne? Van Horne!? C’est pas sur le bon bord ça! Fuckculfuck! Ding! Sort en même temps que la fille aux bottes. Drôle d’adon. Whatever, change de bord de rue, attends comme un cave pour l’autobus en sens inverse. Un bus se pointe, c’est pas le bon! Hourra! Tout le monde entre et je reste seul à l’arrêt, l’air plus cave que jamais. Un détail m’accroche. Y’a des gens en auto qui prennent le temps aux lumières rouges de héler le camelot pour un journal. Et l’échange a le temps de se faire. Cool! C’est beau quand même. Prends l’autobus dans la direction opposée me disant: “Cette fois c’est la bonne!” Mais non! Il me ramène exactement là où il est parti: terminus. Après un interminable zigonnage, je finis par trouver le bon. ENFIN! (sacrament de transport en commun E-de marde.) Mon banc glisse, je me retrouve à me débattre pour rester sur mon siège. Ding! Arrivé. Bruit de pas sur le béton humide emmitouflé par le son d’une ville qui se réveille. Marche, porte, escaliers, porte, porte, porte, chie. Bolle qui flush pour rien. Esti d’oeil magique aveugle. J’t'encore là! C’t'assez déshonorant de chier dans une chiotte publique, vient pas me mouiller l’cul en plus ma chienne de bolle! Porte, porte, porte, escaliers, porte, marche, tourne, case, reviens, porte, écran, ennui. Bienvenu au cégep de Rosemont. Bon matin Montréal.

Ah pis les transport en commun ? Ouin, ben cute.

*Prix fictif, j’me souviens plus du prix, faites pas chier.

7 Novembre 2010

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Avant de juger le prochain article, je dois vous dire que je suis chrétien catholique et pratiquant. Je suis imparfait, jeune et inexpérimenter. Si vous me connaissez vous savez d’où je viens et que mes croyances sont issues d’expériences concrètes même physiques qui m’ont amené à penser ce que je dis et prochainement dire ce que je pense. J’écrirai peut-être un jour ce qui m’est arrivé. Je vais commencer par m’articuler un discours cohérant qui relie tout les évènements que j’ai vécus. Je vous rappelle que je crois en Dieu. Si vous n’y croyez pas, lisez mes lignes avec un “admettons qu’il existe”. De cette façon, nous allons pouvoir nous comprendre. Je me livre à vous. Me voici nu sous une mince couche de tissu semi-transparent.

Dieu nous a fait à son image.

Nous sommes composés de cellules. Nous sommes ses cellules.

Dieu nous aime tous.

Forcément, si nous faisons parti de lui. Il a une bonne estime personnelle, ce qui est une bonne chose.

Dieu est omnipotent et omniprésent.

Il est partout et tout le temps. Ce qui nous amène à croire qu’il n’est pas physique. (À date, thank you captain obvious, je sais.) Ce qui me porte à penser que…

Dieu est conscience.

Comment conscience. La conscience des humains? La conscience des plantes? Des animaux ? Il est la conscience en générale?

Nous sommes tous une partie de Lui. Ensemble, nous sommes en Dieu. Nous faison partie intégrante de Son existance au même titre qu’Il fait partie de la nôtre. C’est pourquoi il nous aime. C’est pourquoi il veut qu’on s’aime. Le Mal est le cancer de Dieu. Nous sommes des cellules plus ou moins en santé, dépendant de notre propension au bien commun. Seulement, nous avons de la difficulté à différencier le bien du mal. Surtout que le mal est vivant. Il rôde parmis nous et brouille nos esprits sans qu’on s’en rende compte. Il nous fait penser de travers, il occulte notre intelligence. C’est pourquoi c’est aussi difficile à différencier.

Enfin, c’est un sujet difficile à aborder…

Avant de s’interroger sur le but de Dieu. Avant de s’interroger sur ce qu’il est, nous devons savoir ce que nous sommes. Comprendre notre fonctionnement et pousser dans la direction optimal. Ce qu’on m’a enseigné à Katimavik sur la dynamique de groupe à 12 personnes est aussi valables à notre existence commune. Il y a eu l’adaptation et l’excitation de la découverte de la vie. Chose qui se répète à chaque fois qu’un humain vient au monde. Puis le “storming”. Les conflits. Si on peut passer par dessus le storming, régler ces problèmes et passer à la vitesse supérieure et fonctionner de manière optimale. Tous pousser par la même motivation: le bien commun. (Les fourmis ont salement compris ce principe là.)

Comme nous n’avons aucune idée d’où nous allons, il est impératif d’au moins faire tout son possible pour aider son prochain à atteindre ce niveau de conscience. Un fois ce niveau atteint, nous pourrons nous concentrer sur le but ultime de l’humanité. Celui de Dieu qui je crois (Grosses guillemets sales ici) “personnifie” l’entière humanité. (Je ne suis absolument incertain de ce que j’avance. Peut-être et surement est-il plus grand encore, mais c’est ainsi que je dois l’appréender dans l’instant pour avoir un certain équilibre psychique. Je ne peux pas concevoir ce qu’il y ait de plus grand que notre nombre. Je sais pertinamment qu’il existe une infinité de choses plus grandes et plus complexe que notre simple (vraiment pas simple) organisation biologique, mais je ne peux pas le comprendre et le réaliser pleinement pour l’instant.) Se concentrer sur le but de Dieu, dis-je, se mettre réellement à son service pour atteindre un but qui dépasse nos consciences individuelles. Un but qui nécessite  une vision globale et plus large pour être comprise. Nous n’avons aucune idée de ce qui se passe dans les sphères supérieures de notre univers. Nous devons faire notre possible Dieu fera le reste avec tout ce qu’on lui donne. Plus on lui en donne, plus il peut accomplir de choses.

Dans la Bible il est écrit ma dernière phrase. Je le sais de mémoire, mais je ne pourrais vous dire où cette phrase se trouve. Quelqu’un a une idée ?

Bref, je n’invente rien. J’interprète ce que je sais/connais/crois.
Je viens de pousser loin ma philosophie. Je viens de placer quelque chose de gros.
Comprenez ce que je viens de dire.

LIS!

- Vincent Duchesne

Epik style.

Carrément.

Une crêpe? Pourquoi pas.

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20 Octobre 2010

Je revenais d’un spectacle annulé à la dernière minute en broyant du noir et en quête de réconfort quand un délicieux mur olfactif m’a stoppé net.

 Inspire. Une crêpe? Pourquoi pas. De toute façon j’ai pas eu le temps de souper. Je regarde par la fenêtre d’où on peut commander à même la rue. “Quel bon concept” que j’ai pensé. Le menu était intéressant. Je pousse la porte qui me dit un bonjour en ébène en-chêné par l’ambiance qui me lance un “Ében! un nouveau!”. La lumière chaleureuse agencée au bois omniprésent et aux tableaux noirs qui m’offrent un éventail de cafés gourmets (excellents-cafés-soit-dit-en-passant) m’accueille les bras ouvert, le sourire au bar des luminaires.

 Wow. Pour une première impression, je suis charmé. Reste à voir le service. Un jeune homme fin-vingtaine vient poliment me proposer à boire et me présenter le menu. “Un double espresso, merci.” Enchantés réciproque entre le menu et moi. On apprend à se connaitre. Un café me sort doucement de mon débat intérieur: une crêpe sucrée ou une crêpe souper? Ça doit être pour ça leur nom. J’opte pour une crêpe parisienne, le nom m’attire.

 Le temps que l’artiste geste mon souper, mon regard vagabonde dans le café-restaurant. Mercredi soir 20h, 3-4 tables sont pleines/en mouvement. Le bruit ambiant est tout à fait supportable, la musique est bonne. Pendant un instant, quelques secondes, une éternité c’est le silence. Vous savez dans ces moments où tout le monde cesse de parler en même temps, il y a toujours un malchanceux qui lance une phrase qui, prise hors-contexte, a vraiment l’air étrange/stupide/drôle. Mais pendant cet éternité d’instant de quelques secondes, ce moment où normalement c’est une phrase bête à souhait qui brise le silence, c’est un chuchotement que j’entends. Un petit chuchotement d’enfant qui est persuadé que personne d’autre que son père ne l’entend mais qui chuchote assez  fort pour que la rue l’entende. Elle parlait en Anglais, j’ai pas porté attention. C’était pas important. C’était cute. Cute au point où quand ma crêpe parisienne est arrivé je ne l’ai pas vu, ni entendu. C’est mon nez qui m’a dit: “HEY LE GROS! RÉVEILLE! LA BOUFFE EST LÀ!” -Oh shiiit! À manger. C’est en extase que j’ai dégusté un petit bout de paradis parisien en plein coeur de la métropole québécoise.

Je n’aurai pu demander mieux.

L’Église, un plaidoyer.

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Tu parles d'une église populaire...En réponse au ton arrogant pris par les détracteurs de l’Église catholique (J’inclus ici ma personne.) :

C’est drôle. Si je prenais le même ton pour défendre l’Église que vous tenter en vain de détruire, on me pourfendrais et qualifierais mes dires d’inepties obscurantistes et rétrograde. Simplement parce que je m’emporterais. À l’inverse, si vous attaquer avec la même verve une des institution religieuse les plus reconnus, vous êtes David contre Goliath (ironiquement tiré de la Bible), le fer de lance de la liberté, le valeureux combattant de la libre expression. Vous remettez au visage de tous les chrétiens les milles-et-une bévues diplomatiques et sociales de leur Église ainsi que leurs ironiques paradoxes. Nous sommes au courant des erreurs comises par les hommes de foi de toutes religions et époques confondues. Seulement, ce n’est pas en l’Église destructrice que vous dépeignez que je crois; c’est en la parole de Dieu que je crois. Le problème, c’est qu’elle est énorme sa parole. (Forcément puisque les relations interpersonnelles sont intensément compliquées.) En plus d’être énorme, elle est codée de façon à pourvoir être interprété à toutes les sauces. Certains s’en sont servis pour asseoir leur pouvoir, tandis que d’autres ont compris. Le problème c’est que l’histoire ne se rappelle que des truands et des guerres; la paix, elle s’en fiche pas mal. C’est une des raisons pour lesquelles on garde de l’Église des vieux-temps un souvenirs amer. On n’oublie que pendant longtemps, c’était les religieuses qui s’occupait de l’éducation de la population, qu’elles s’occupaient aussi des orphelinats, des hôpitaux, etc. Pourtant, je ne suis pas dupe. je vois bien qu’encore aujourd’hui elle continue de se méprendre. On a qu’à penser à l’interdiction qu’à lancé Benoit XVI à l’Afrique à propos des condoms, ou à la condamnation de la fillette qui a avorté l’enfant issu du viol d’un prêtre resté indemne aux yeux de l’Église sous prétexte que l’avortement est un crime plus grave que le viol, même dans un cas pareil, et des milliers de cas du genre. Encore une fois, tout ce qui se trouve à ressortir des actions de l’Église contemporaine est négatif. On oublie des gens comme Jacqueline Lessard, fondatrice d’un orphelinat en haïti, Père René Larochelle, père spirituel de plusieurs jeunes et moins jeunes adultes, ou d’autres gens qui agissent sous le couvert de l’anonymat en disant une simple phrase bourrée de sens. Malgré tout, je reconnais que le Vatican est dans le champs. Complètement à côté des réalités d’aujourd’hui. Cependant, au travers tous ces défauts, ces vices, ces dictareurs terribles et ces hommes pernicieux se cache toujours le message originel et ses biens-plus-nombreux-qu’on-le-pense défenseurs : “Aimez-vous les un les autres.” Des milliards de pages, des millions de discours, plus de deux milles ans d’histoire, des centaines de prophètes et faux-prophètes et des dizaines de variétés de chrétienté toutes résumées en une seule phrase.

Aimez-vous les uns, les autres.

C’est aussi simple que ça. C’est en cette phrase que je crois. Et j’y crois fermement.

Et un petit update, un!

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Puisque ce me semble être mon sujet de conversation #1 ces temps-ci, à cause entre autre de mon changement de plan d’étude, voici un petit rafraichissement de ce qui arrive ou n’arrive pas.

Pour commencer, je suis désormais à Rosemont, en gestion de commerce. Oui oui je sais, c’est un sacré revirement de situation que de passer du théâtrale gringalet que j’étais à un gestionnaire comptable. Le tout en un été, assez coloré merci, passé dans un camps de jour. La question qui brûle vos lèvres: “Mais keçéqissépacé?” La réponse est, contrairement au choix, fort peu extravagante. Je ne voyais pas où j’allais avec ce programme qui ne me convenait pas. J’étudiais tous les aspects du théâtre sans aller profondément dans ce qui m’intéresse réellement, le jeu. Pourquoi un changement aussi radical au lieu de rester dans le bain et persévérer tel une tête de mule qui avance pour manger une carotte attachée à son dos? J’avais besoin de concret. J’ai passé ma vie à apprendre des notions vagues et générales sous le compte de la culture générale. Laissez-moi vous dire quelque chose. La culture générale, foutez-vous la au cul! Ce qui n’entre pas dans le cadre de mes cours, ou de ma profession choisie, je vais aller le voir/lire à l’extérieur du cadre de mes cours. Il y en a qui n’ont pas la curiosité nécessaire pour aller voir par eux-même? Pis après? Je veux de l’utile! Du tangible, du vrai, du maintenant, du “sti que j’suis content qu’on m’le dise!” J’en ai strictement rien à chier des types de colonnes de l’empire greco-romano-egypto-chrétien et autre pagodes plus ou moins religieuses. C’est pour apprendre à gérer le budget d’Uncanny, pour apprendre à monter mon café underground à mon image dans une 10aine d’année que je suis là. Et c’est exactement ce qu’on m’enseigne.

Je ne laisse pas tomber mon côté artistique, oh non! Uncanny avance à pas de géant. On est déjà rendu avec des fans en Californie (lol). On a plusieurs shows qui s’en viennent, je travail avec le groupe et des collaborateurs très utiles sur des concepts de merch; comme on dit dans le ô combien fermé cercle des musiciens (not.)

D’un autre côté, j’avais le rôle principale d’une pièce de théâtre. Mais j’ai dû laissé tomber dû à ma charge de travail. (Je trouve mon article plus que redondant et fastidieux.) J’ai accepté un rôle de figurant. On commence à me faire des propositions intéressantes de ce point de vu, c’est le troisième projet que je dois refuser cette année… Dernière fois que j’en refuse! Je trouverai le moyen de tout mettre ensemble. Au pire, je meurt. Bah! Ça fera un mystère de moins!

Sinon, hum… Je vis chez mes parents. Bien spécial, perdre son indépendance comme ça. Pas génial, mais on s’y fait. Y faut!

J’ai décoché 2 beaux tickets de stationnement, 85$ chaque. Gr!

Hum… C’est pas mal ça. J’ai quelques autres nouvelles moins intéressantes (C’est vous dire comme ma vie est de moins en moins palpitante au point de vue lyrique! Quoique je trippe ma vie.) mais je vous les épargnes.

Sur ce, c’était mon pop-retour sur la vie! Dès qu’il y a quelque chose d’intéressant à dire sur quelque chose, je vous promets (doigts croisés) que j’écris!

Un brin de légèreté estivale

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Les 4 saisons:

J’ai remarqué une question qui revient étrangement souvent dans plusieurs tests boboches sur facebook et autres chaines de lettre. (Au fait foutez-moi la paix! Je pense, entres autres, aux BS qui n’ont rien de mieux à faire que d’emmerder les gens parce qu’eux même s’ennuient.) “Quelle saison es-tu?” ou encore “Quelle est ta saison préférée?” etc. Je n’aime pas l’idée d’avoir une saison préféré. En fait, je n’aime pas l’idée de toujours devoir préféré quelque chose aux autres. Même chose du côté des amitiés. Je n’ai pas de meilleur ami. Je m’efforce d’aimer chaque personne comme un frère, question d’atteindre une humanité perdue par beaucoup de mes congénères. Je m’écarte légèrement du sujet. J’ai pris un article au hasard dans mon carnet personnel parce que j’avais envie de partager quelque chose ce matin en attendant que le foutu Jean-Coutu ouvre pour que je prenne ma photo de passeport. Or, le voici: Chaque saison est unique et appréciable.

Le printemps:

C’est l’éveil de la terre, les fleurs sortent. Les bourgeons éclosent. Les oiseaux font l’amour (et nous aussi!). Il fait beau. On se réhabitue tranquillement à l’été. On sort dehors, l’alcool sucré apparait. Il fait bon vivre, on en profite.

L’été:

Le coup de foudre de la chaleur est passé. L’alcool et les fêtes sont au rendez-vous. On travail, on vit, on profite de la vie, on bronze, on se prélasse, c’est les vacances même si on travaille 9hrs par jours sans pause entourés d’enfants monstrueux qui ont des idées aussi brillantes que de licher un bol de toilette sale. (Sans blague! Faut le faire. En fait non. Faut surtout pas.) Tout le monde est plus heureux, plus relaxe. On se bat moins, tout va mieux.

L’automne:

La fête pense à s’achever, mais l’école reprend le flambeaux et nous emmène dans un tourbillon étourdissant d’initiations, de nouvelles rencontres, d’adaptation. Une fois le changement de saison assumé, la fête s’achève. Introspection, un retour sur les mois passés. On prend une nouvelle direction. On se responsabilise, ou non. La vie végétale nous lance un flamboyant au revoir. On se planifie la routine qui s’en vient.

L’hiver:

C’est parti. Les premières neige. Les premières pelletés de neige. De grosses bouffes pleines de protéines pour pallier aux grandes quantités d’énergie dépensée durant la journée. Le gros de la job. On se prive un peu de tout faute d’en avoir trop. Les jeux, la magie de la neige, la beauté du blanc paysage féérique du Québec, Le grand nord et ses fascinants fantômes. Les chocolats chauds au bord des hypnotiques feux de bois. La famille, les vieilles rencontres, les souvenirs bienheureux, paisibles enchanteurs.

Et voilà pourquoi j’aime chaque saison à sa juste valeur.

C’était probablement l’article le plus insipide que j’ai jamais écrit. Mais je voulais partager quelque chose sans devoir entrer dans les grosses réflexions philosophiques intenses. Alors voilà! Merci.

Eh oh! Pas d’accord!

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Source: Canoë.ca

Je sais que je suis en retard sur le scandale et la tollé qu’a provoqué la nouvelle il y a quelques semaines de cela, mais pourquoi je paierais le même prix pour des services de santé (qui souffre péniblement de mal-gestion depuis les années 70. En passant: non, il n’y a pas un parti meilleur que l’autre dans ce dossier. Autant le Parti Québécois que le Parti Libéral ont majestueusement foirré. Pouvons-nous arrêter de se taper dessus à tour de rôle et avancer? Vous avez tous les deux vos tords. Foutez-vous la paix et ramasser votre merde.) Pourquoi payer le même prix dis-je, moi l’étudiant qui fait moins de 10 000$/année que M. le Premier ministre qui se fait un joyeux 175 045$, ou que le sportif d’enfoiré d’imbécile de sur-évalué d’idolâtré de mes deux qui lui se fait un fort désagréable 6 millions$/année. Le même prix étant 200$ par année par personne. Deux cent dollars par année pour moi c’est déjà trop. À la base pour payer mon stricte minimum j’aurais besoin de 15 000$/année. Heureusement que mes parents m’aident. Enlever deux cent dollars de plus par année à un étudiant revient à lui tirer une balle de 12 dans le pied en lui disant: “Enwaye câlisse cours plus vite!” Déjà que le gouvernement a transformé un bonne partie de ses bourses en prêts, qu’il coupe dans les prêts qu’il donne, qu’il nivelle par le bas dès le primaire, (On n’enseigne désormais plus la grammaire aux enfants, mais l’orthographe phonétique. Ben oui! Notre français en arrachait pas assez. Il fallait couper les racines pour crisser l’arbre à terre. Lâche pas Hell-izabeth, tu vas nous avoir. Surveille ta colonie par contre. Ils ont beau être mous, ils voient de moins en moins ton utilité.) qu’il laisse les prix augmenter… J’en passe!

Tandis que deux cent dollars par année pour Charest c’est deux cravates en moins. Deux cent dollars par année pour l’enculé de sportif c’est une ligne de coke sul cul d’une pute en moins. Après on vient me dire:

“- Oui mais c’est normal de payer le même prix pour les même services!

- Ah bon? Vous croyez sincèrement que le sportif de pourri gâté a les même soin de santé que nous? Qu’on ne lui donne pas de petit traitements spécial?

- Ah mais si, mais c’est pas pareil: c’est un athlète. Il faut qu’on le surveille de près.

- Passe encore, il “doit” avoir des soins spéciaux, c’est nécessaire pour sa carrière. Eh puis de toutes façons, il va au privé puisque c’est plus rapide et plus efficace. Mais pour le premier Ministre? Pas de traitement quand il arrive à l’hôpital ? Pas sur de ça.

- Oui, mais il dirige le pays. On a besoin de lui.

- Au dernières nouvelles, n’importe qui pourrait être au pouvoir. Je vous rappelle qu’on a déjà eu un jeune coké à la tête d’un des deux partis en puissance au Québec.

Tout ça pour dire que je suis contre cette mesure. Elle est injuste.

Aussi, quelqu’un peut me dire qu’est-ce que ce paragraphe veut dire?

Un adulte sera exempté, pour une année donnée, du paiement de la contribution santé si son revenu familial pour l’année est égal ou inférieur au seuil d’exemption qui lui est applicable pour l’année. Le seuil d’exemption applicable à un adulte pour une année correspondra, selon la composition du ménage de l’adulte, à la somme qui lui sera accordée pour l’année à titre de déduction aux fins du calcul de la prime à payer pour être couvert par le régime d’assurance médicaments du Québec, ou qui lui serait ainsi accordée pour l’année s’il était tenu de payer une telle prime.

http://www.revenu.gouv.qc.ca/fr/ministere/centre_information/nf/2010/2010-06-15.aspx (Consulté le 10/07/10)

http://www.rds.ca/hockey/ete/2009/ (Consulté le 10/07/10)

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2010/05/20100520-100428.html (Consulté le 10/07/10)

Kabaddi: La tague indienne

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Certains le savent, d’autres non, tandis que d’autres encore s’en foutent: je suis moniteur dans un camps de jours et ma thématique cette année porte sur les sports d’équipes. Je vais passer 2 mois entier à jouer. Yé! Alors je me suis dit: “Tiens! (il est neuf heure?) non. Pourquoi ne pas faire part de mes trouvailles avec cette blogosphère si animée! (pff pas tant dans mon entourage, un peu de tonus les amis!) J’inaugure donc une nouvelle section d’ateliers sportifs, sports exotiques, et, tant qu’à y être, ateliers théâtraux. C’est quand même une passion.

On enchaine d’un coup de main violette sur le KABADDI!

Un sport mâle.

Les origines du Kabaddi sont nébuleuses. En effet, difficile de retracer le premier qui a dit: “C’EST TOI LA TAGUE COURS MOI APRÈS HAHA!” et qui a eu du succès. Trois solutions nous sont proposées pour notre bon plaisir d’occidentaux. La première voudrait qu’il y a six milles ans, les barbus-ch’ron que nous étions en Inde (ben quoi? J’suis Indien comme tout le monde!) se servait de cette sorte de tague pour unifier la tribu et pour s’entre-former pour la défense ou l’attaque en groupe. (Efficace! On est encore là! Merci le Kabaddi!) La deuxième option suggère que le sport a vu le jour alors qu’un héros mythique Indien nommé Abhimanyu, dans un combat épique à la 300 aurait défoncé une formation ennemie qui se serait refaite derrière-lui. Pas idéal pour battre en retraite me direz-vous? Bien d’accord. Bref, le gars est mort. Mais les autres autour trouvaient l’histoire excellente et en ont créé un sport. Personnellement, je ne suis pas convaincu de cette explication, mais encore une fois: “ce n’est que mon point de vue“… *soupir* La troisième et dernière explication, selon moi la plus probable, ça aurait commencé par une tag entre deux gars connu du folklore Indien dont le nom m’est inconnu. Mais c’est tellement une explication peu divertissante que j’adopte  la version 300.

Le nom Kabaddi a deux provenances. (Décidément y’a pas que les origines de la poutine qui sont obscures) En Hindi: “retenir son souffle” ou en Tamouls: “Kai” (main) et Pidi (attraper).

C’était la minute historique. Le jeu asteur.

Règlements:

En trente secondes, un joueur de l’équipe des journaux (nom fictif (à l’attaque)) doit toucher un joueur de l’équipe des poignées (nom très réaliste (à la défense)) et revenir dans sa zone par la porte qui se trouve à être un espace d’à peu près 1m50 en plein centre du terrain. Pendant ce temps! l’équipe des poignées doit former une chaine humaine et tente d’éviter l’attaquant de l’équipe des journaux le plus longtemps possible question de lui faire perdre du temps. Quand une poignée se fait toucher par un journal, (ben ça veut dire qu’il est tôt) elle doit tout mettre en oeuvre pour empêcher le journal de retourner chez lui. (Sans ça on pourrait pas lire les nouvelles le matin!) Seul les coups sont proscris. On peut tirer, pousser, éffouarer, péter dessus à la limite, mais pas de coups. Les journaux font un point si une feuille se rend à la poignée, la touche et revient à l’imprimerie. Les poignées font un point si la visse pogne la feuille et l’empêche de se pousser ou la sort de la zone de jeu. Le jeu est nul si personne est touché (forcément, c’est plate à regarder) ou si les deux joueurs sortent de la zone de jeu. Le gagnant est celui qui marque le plus de points. Il exi… celui qui marque le plus de point gagne? C’est tu vraiment ça? Heïe une chance que je suis là pour vous le dire! Sinon, pfiou! Je sais pas où vous seriez rendu ouf! “Le gagnant est celui qui marque le plus de points.” Thank you Capt’n Obvious! Bref. Il existe 03945.8+π exposé en Ω variantes du sport, mais je m’éterniserai pas: j’ai un rendez-vous.

Si vous pensez que la tague est un jeu cucu tout juste bon pour les enfants, DÉTROMPEZ-VOUS CALVAIRE! C’est sérieux la tague! Un athlète de Kabaddi peut gagner 25 fucking milles dollars en deux mois. Pas pire pour jouer à la tague, non? Je fais même pas ça en un an! Meh! … la vie d’étudiant. Le sport est pratiqué par 50 millions de personnes dans 60 pays. C’est quand même pas de la petite bière ce que je vous comte là! C’est le sport national du Bangladesh, mais ils se font torcher à toutes les années par l’Inde. (Haha pouwned.) Un truc étrange à savoir, le premier tournoi mondial à vie de Kabaddi s’est déroulé en Ontario. Ben oui! Et le deuxième en Colombie-Britannique. Trouvez l’erreur. Un sport créé par les Indiens dans les environs de l’an -4000, approprié par les bangladeshis, dont le premier tournoi mondial se déroule… en Ontario. Enfin! Saviez-vous qu’un des héros du Kabaddi se nommait Grant Owens? Et qu’un autre Grant Owens était le champion de la course de cochon ? Y torchent les Grant Owens pareil!

Aviez-vous déjà entendu parlé du Kabaddi? Maintenant, oui.

Références:

Gil Thériault, (Décembre – Janvier 2010). “Kabaddi la tag indenne”, Summum mag, #68, p.076.

Site officiel de la confédération de Kabaddi: www.kabaddi.org

Kabaddi sur Youtube: http://www.youtube.com/user/kabaddi?blend=1&ob=4

Lettre d’un prof à un étudiant démotivé.

2 Commentaires

En cours de français au début de la session qui vient de se terminer (!), on avait à faire une tentative d’analyse littéraire. J’étais démotivé comme un poisson dans une poêle. J’ai remis un travail bâclé avec ce que je pensais du cours. Le travail portait sur une fable avec un pêcheur et un poisson. Voici le beau texte que j’avais alors pondu:

En gros, le poisson veut flouer le pêcheur et veut vivre. tandis que le pêcheur veut le manger et il s’en fou bien de la vie de la fucking carpe. Y’a faim. Il pense avec son estomac et je n’ai vraiment pas compris le principe du plan.

Cause à effet et blabla.

Fondamental, syntaxiquement et autres termes du genre. TADA!

Procédé!? Plan!? Inventaire!? Est où la création dans ce cours-là? On apprend pas à écrire en étant objectif sur des oeuvres vieilles de 400 ans! Argh. Je veux écrire. Non pas analyser des textes. Mais c’est le but du cours. Je dois passer par là. Crisse que je suis fatigué. Tout ce que je veux c’est dormir. Rien d’autre. Après j’analyserai. Là, je veux dormir et qu’on me fiche la paix.

Venait un petit dessin de mon cru d’une face fatiguée et blasée à souhait. Mon enseignante m’a réécrit sur ma copie un sale paragraphe. Tristement, je n’avais pas le coeur de le lire au moment où elle me l’a remis. Je m’étais promis de lire sa réponse éventuellement. Maintenant que le cours est passé et que la session est terminée, j’ai redécouvert le texte, l’ai lu et … je vous laisse découvrir:

Ton attitude me désole. Je comprends que tu dois suivre un cours obligatoire et qu’en plus, tu dois être frustré que je t’aie enlevé ton téléphone, (Ah oui, elle m’avait confisqué mon cellulaire, j’avais texté quelqu’un sur une banalité. En fait, j’étais pas fâché du tout, mais continuez de lire son texte et suffit mes élucubrations!) mais montre un minimum de bonne volonté, s’il te plaît. Oui, je vous parle d’œuvres anciennes: cela s’appelle de la culture! C’est être capable de s’intéresser à autre chose qu’à soi-même, à son époque, à son petit monde: c’est découvrir comment les gens pensaient avant nous et comment ils ont influencé le développement de la société et des arts. C’est découvrir des grandes œuvres, de belles œuvres, qui ont tellement marqué qu’elles se sont rendues jusqu’à nous. Le temps n’ajoute pas de la poussière sur ces œuvres, il les fait grandir en ajoutant à leur prestige… Bien sur que cela n’excite pas autant qu’un message texte, mais peut-être que cela nourrit un peu plus le cerveaux et fait grandir l’âme… Quant à l’analyse, oui, c,est difficile et rationnel, non ce n’est pas de la création, mais avant de se lancer dans le vide pour voler, il faut savoir respirer, voir, observer son environnement pour choisir la bonne route. Avant de créer il faut savoir penser. Analyser les œuvres de grands écrivains, c’est voir comment les meilleurs travaillent subtilement leurs textes pour en faire des chefs-d’œuvres. Il me semble que ce n’est pas si négatif que cela…

Ton attitude blasée est vraiment navrante, je ne vois pas là beaucoup d’ouverture d’esprit…

Moi aussi, je suis fatiguée parfois, mais je m’arrange pour que cela ne paraisse pas trop et je fais mon boulot de prof avec une bonne dose de dynamisme: fais donc ton boulot d’étudiant!

Je publie cette lettre pour tous les étudiants qui se demande pourquoi ils doivent étudier leur matière et pour tous les profs qui se demande quoi leur dire au juste.

La vie est un rayon de soleil

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30 Avril 10

J’étais dans mon salon. Je jouais à Dance Dance Revolution (DDR), j’avais l’appart à moi tout seul, pour une fois. Au bout d’une quinzaine de danses, je suis en sueur et j’ai le sentiment d’avoir fait mon activité physique de la journée (Sans blague, ça devient intense DDR!) J’entre dans ma chambre et … BAM! La beauté d’un rayon de soleil venu s’étendre sur mon lit me rentre dedans comme une tonne de brique. (À ce sujet, une tonne de brique c’est aussi lourd qu’une tonne de plume. Mais ça quand même l’air plus violent qu’une tonne de plume…) J’avoue ne pas avoir eu la présence d’esprit de prendre le moment en photo. De toutes façons, mon appareil est défectueux: il faut que j’aille le faire arranger… Bref! Inspiré, je me suis lancé sur l’écriture. Voici ce qui en est sorti:

Un vent tiède caresse ma peau. Quelques nuages dans le ciel nous rappellent qu’il y a en a un. Un homme se sort le bisou dehors. Un chat, deux marches plus bas, lui renvoie un clin d’œil paresseux. Tous trois trouvons l’été tout empreint d’une étonnante ténacité. Les pissenlits ont oublié l’hiver et se gorgent des larmes du bonheur d’un soleil bienfaiteur. On entend le silence paisible d’un jeu pour enfant qui attend patiemment son prochain meilleur ami. À l’ombre d’une table à pic-nique en verre, un ver-de-terre oxygène la terre qui se réveille d’un sommeil réparateur.

La vie est un rayon de soleil étendu sur un lit bourré de linge qui sent bon la liberté. La vie est le chant des oiseaux qui carillonne en cœur avec les moteurs d’un village paisible. La vie est un reflet de printemps sur le galbe d’une hooka. La vie est dans un chapeau négligemment déposé au plus bel endroit du monde.

La vie se trouve dans les saisons changeantes. Dans la première neige, pas si froide, qui fait “scruntch“  quand on marche sur le gazon. Ce beau gazon d’été qui passe entre nos orteils, comme le plus naturel, le plus beau et le plus douillet des tapis. Ces petits ruisseaux de boisé qui débordent du bonheur des dernières neige qui fondent pour libérer des fleurs aux mille et un parfums. Ces arbres enflammés de voir leur splendide et flamboyante apocalypse annuelle poindre le nez.

Les couleurs! Une conversation amicale. Les arbres qui verdissent de joie, le ciel puis le soleil. Les couchés de soleil; les levés de soleil. Un clair de lune sur l’eau. Puis encore le soleil. Mais aussi un jour de pluie diluvienne et chaude. Ces jours où même les laboureurs du dessous viennent célébrer avec nous sa beauté. Ces jours où enfants, adolescents et adultes sortent pieds nus se prendre, en riant, une bonne douche de souvenirs bienheureux.

Un cristal de rire. Des perles de joies. Des poussent de paix. Les germes d’une vie.

Voilà ce qu’est la vie. À vous de la saisir belle comme elle est.

Merci d’avoir pris le temps de me lire.

-Vincent.

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